Emmerich Kalmann

(Siofok ,Hongrie, 1882 - Paris, 1953)

 

Emmerich (ou Imre) Kalman avait travaillé avec Bartok et Kodaly et un rhumatisme de la main lui ayant fait renoncer à la carrière de virtuose, l'une de ces quelques douze cents chansons qu'on devait trouver en ses opérettes avait suffi pour le lancer. La chanson: "Im Pratern bluh'n wieder die Baume". L'opérette: Tatarjaras qui devenait, à Vienne en 1909, Herbstmanöver, Manoeuvres d'Automne. A côté de cette oeuvrette à taratatas, sa Czardas Fürstin (1915) évoque les rythmes fougueux et la cajoleuse langueur des musiques de son peuple : on alla à son propos jusqu'à parler de Lehar. Mais cette Princesse Czardas ne devait pas être seule à témoigner de ses meilleures qualités natives et natales. Il y eut ainsi une Gräfin Maritza (1924), une Zirküsprinzessin (1926) une Herzogin von Chicago et une Veilchen von Montmartre qui, de Vienne (1930), passa à Paris (1935), tandis que son Arisona Lady lui assurait à Berne, en 1954, un appréciable succès posthume.

Il avait quitté Vienne pour Paris en 1938, Paris pour Hollywood en 1940 et, pour y mourir, revint donc à Paris après la guerre.