Rudolf Friml
Praguois d'origine et comme tel élève de Dvorak (lequel quittait à peu près les U.S.A. quand lui-même y débarquait comme accompagnateur de Jan Kubelik), R. Friml n'avait encore eu qu'un seul succès affirmé, ou deux tout au plus, Sympathy et Firefly, quand, cherchant une pièce de remplacement à Naughty Marietta, le producer Oscar Hammerstein I lui offrit sa chance.
Il en devenait l'auteur de Rose-Marie (1924), puis de The Vagabond King (1925), enfin des Three Musketeers (1928), trois opérettes qui sont trois triomphes menés tambour battant par le grand chanteur Dennis King et dont chacun a au moins un air-triomphe. C'est pour Rose-Marie qui se déroule dans un cadre Montagnes Rocheuses l' "Indian love call" ou le "Rose Marie, I love you". Quant à Vagabond King et à Three Musketeers, le premier d'après J. H. Carthy, le second d'après Alexandre Dumas, ils ne font rien moins que de mettre en scène, à l'américaine, François Villon, d'une part, et de l'autre, Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan. Mais dans "Only a rose" ou dans "Some day" du premier comme dans "Ma belle" ou "Heart of men" du second, R. Friml semblait vouloir affermir sa manière sans pour autant, à travers Herbert ou Dekoven, ne point maintenir certaines traditions de Lehar ou de Strauss. Ce qui ne l'empêcha de passer en date pour "the first giant of american operetta". Sa profession esthétique : "I can't write music unless the are romance, glamour and heroes".