Victor Herbert

(Dublin-New-York)

Victor Herbert fut le maître de New York, un maître dont R. Dekoven n'avait été qu'une façon de précurseur. Né à Dublin, ayant travaillé à Stuttgart, c'est sur les rives de l'Hudson qu'il devait disparaître. A l'égal de Daniel Emmett ou de Stephen Poster, qui, de Dixie et de Old folk at home (autre titre : Swanee River) avaient marqué la mi-temps du siècle, c'était un petit maître de la mélodie que tout le monde retient. Mais était-il vraiment, comme le veut prouver post mortem un film "The great Victor Herbert", "equal if not superior of men like Sullivan, Strauss and Offenbach" ? On en pourrait, certes, discuter.

Après un essai infructueux, Prince Ananias (1894), ç'avait été cependant la montée en flèche, chaque œuvre nouvelle se marquant quasi d'avance d'une page vouée à la popularité : The Wizard of the Nile (1885) avec "Star light, star bright" (valse) ; The Serenade (1897) avec "I love, I adore thee" (romance) ; Fortune Teller (1898) avec "The gypsy love song" (chanson amoureuse et tzigane) ; Babes in Toyland (1903) avec sa March of the Toys ; Mlle Modiste (1905) avec "Kiss me againé, légendaire ou "immortal walz" ; tout ceci étant encore dépassé par Naughty Marietta (1910), le premier "classique" du genre du fait qu'il transportait les spectateurs en la New-Orléans de l'Ancien Régime et qu'il devait fournir à l'Union Jack tout entière "Ah ! Sweet mistery of life".

 

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