Posford, George
George Posford est le maître incontesté de l'opérette au commencement du siècle, et un petit-maître authentiquement anglais (il était né à Folkestone, en 1906), encore que ses deux succès internationaux, il les dût partager avec un compositeur tchécoslovaque de cinq ans son aîné et qui, après avoir été chef d'orchestre à l'An der Wien entre 1935 et 1938, devait l'être à l'His Majesty Theâtre, de 1942 à 1945. Son nom : Bernard Grün. Les titres de ces deux succès : Balalaïka (1936) et Magjar Melody (1939). Ce qui n'empêche que chacun d'eux devait en écrire au moins deux autres. B. Grün, Cancan et Old Chelsea ; G. Posford, Masquerade et Zip goes a million. Une date de l'opérette anglaise que Balalaïka à l'Adelphi (22 décembre 1936), et presque une petite, celle de 1938, où elle se parisianisa à Mogador. C'est une œuvre qui joint en une inspiration nostalgique, les derniers jours de la sainte Russie avec les nuits blanches des Iles, et les premières années d'exil des Russes blancs avec les nuits folles de Pigalle : " Que la vie était belle au temps des balalaïkas ; mais que c'est loin tout cela... "
II convient d'ajouter que dès 1917, le Chu Chin Chow, plus haut cité, était concurrencé par The Maid of the Mountains de H. Fraser-Simson, de qui quatre autres opérettes devaient s'imposer jusqu'en 1925 (deux sont de 1924 : Our Ndl et Street Singer), et que cinq ans plus tard, en 1929, Vivian Ellis donnait Mr. Sinders, en collaboration avec Richard Myers ; puis, sans collaboration, Gill Darling (1934), Big Ben (1946) et Bless the Bride (1947).
D'après J. Bruyr, L'Opérette (Que sais-je ?)