Vincent Youmans
(1895-1938)
Plus jeune que Berlin, mais avec une œuvre qui devait s'insérer entre celles qui viennent d'être citées, Vincent Youmans débuta comme assistant de Vincent Herbert et devait s'imposer par un coup de maître : précédée de la seule Wildflower (1923) et suivie de la seule Night out (1925), c'en fut un à coup sûr que No no Nanette, qui devait concurrencer seul Hit The deck (1927) que nous traduisions par Halleluia, son thème majeur rappelant d'assez près une hymne pascale chantée de tout temps au Liban, mais accommodée "à l'accordéon, à la boîte à musique et à l'ocarina", cette précision orchestrative étant de W. Kempff. Ce qui n'empêcha d'ailleurs E. Vuillermoz de souligner "la qualité de solidité et d'élasticité de ces airs admirablement construits et harmonisés avec un sentiment tout à fait remarquable de la couleur". D'ailleurs, il en dira autant, sinon plus de No no Nanette, "triomphe de la très bonne musique" qui n'en réalisa pas moins, avec "Tea for two" et avec "I want to be happy", deux exemples d'airs ayant fait le tour de la planète.
D'après J. Bruyr, L'Opérette (Que sais-je ?)